Les robots se mettent au travail

25 Nov 2016 / de Tobias Zehnder / Webrepublic / Comments

La scène du marketing suisse découvre les avantages des bots (systèmes interactifs robotisés). En 2017 aussi, les projets de bots bien pensés attireront l’attention en Suisse. Certaines entreprises essayeront de s’assurer une longueur d’avance sur la concurrence dans ce domaine. Une chose est essentielle: il est relativement simple de lancer des expérimentations dans ce domaine, mais les bots doivent offrir une plus-value claire au risque de n’être que des gadgets.

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Digital Marketing Trend: Chatbots

Les chatbots sont en marche. Ils aident les utilisateurs à résoudre des problèmes techniques, à réserver des vols ou des hôtels, à réserver une table au restaurant ou à lire les nouvelles du jour. Et ils le font sans que l’utilisateur ait besoin de télécharger une application spéciale, puisque les bots fonctionnent sur des plateformes de messagerie largement répandues, comme Facebook Messenger, Slack ou Telegram.

Pour les experts en marketing, cette évolution est intéressante pour trois raisons: 1. Les bots permettent d’atteindre leur groupe cible sur des plateformes établies et populaires. Facebook Messenger compte ainsi, en novembre 2016, plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois (MAU). 2. Les messageries sont également des canaux de communication appréciés pour interagir avec les marques. 3. Les grandes plateformes offrent des interfaces aux chatbots. Ainsi, Shopify, qui est l’une des principales plateformes d’e-commerce, a développé une API pour Facebook Messenger.

Premiers pas

En conséquence, même les petits exploitants de boutiques peuvent (en théorie) se lancer dans l’expérience des chatbots qui ont le potentiel d’accroître immédiatement le succès commercial. La Suisse commence toutefois tout juste à se pencher sur le sujet, même si la scène marketing locale a découvert son existence et prévoit de se pencher plus attentivement sur la question. Ce sont là de bonnes nouvelles pour les marketeurs adeptes d’expérimentations. Ils pourront réaliser des premières expériences pour se familiariser avec le sujet sans prendre de trop gros risques – et, selon les circonstances, avoir une sacrée longueur d’avance sur la concurrence.

Nous aussi, nous avons fait de bonnes expériences avec notre bot Telegram. Il nous aide à trouver des salles de réunion libres ou le numéro de téléphone de collègues. Il sait quand part le prochain train pour Zurich, connaît le plat du jour du restaurant du coin et raconte même des blagues. L’avantage de cette solution: les webrépublicains peuvent tous consulter ces informations sur Telegram, une application de chat largement utilisée pour notre communication interne.

Nos prévisions

Nous sommes certains que des marques suisses lanceront des projets de bots en 2017 qui, s’ils sont bien réalisés, retiendront l’attention. Les commerces de détail, les banques et les maisons d’édition sont prédestinés à réaliser de tels projets, car ils centralisent des informations et des offres fragmentées sur différentes plateformes et souhaitent faciliter l’utilisation pour leurs clients.

Comment les entreprises suisses peuvent-elles réagir face à cette évolution?

Penchez-vous sur cette question dès aujourd’hui! Testez les bots les plus populaires sur Facebook Messenger ou jouez avec Google Allo. Encore mieux: réfléchissez à ce que vous attendriez d’un bot parfait et trouvez qui pourrait vous aider pour programmer un tel bot. Et même si vous ne souhaitez pas votre propre bot, veillez à ce que les bots existants aient accès à vos données de commercialisation pertinentes. En facilitant la vie de vos utilisateurs, les bots intelligents peuvent aussi faire décoller votre activité.

Ce sont toutes les tendances en bref